
Il était une fois l’histoire d’un homme, passionné par le vieux chemin de fer, celui du charbon et de la vapeur, des voitures en bois et à portières, de l’éclairage à huile et au pétrole, des horloges appelées « régulateurs de gare », des grosses montres de mécanicien, des PN gardés, de la petite et de la grande vitesse, des wagons manœuvrés à l’aide de chevaux, des ateliers et de leurs forges, des grues hydrauliques et des plaques tournantes, des signaux à cocardes et à damiers multicolores. Ce chemin de fer disparu depuis longtemps était universel et il n’existait pas de localité de quelque importance qui n’avait pas sa gare et ses locomotives fumantes et sifflantes. Son organisation méticuleuse et les qualités qu’il exigeait de son personnel en faisaient une sorte d’institution.
En 27 ans de travail, ce collectionneur attentif, méticuleux et passionné, a rassemblé une collection unique, présentée en exclusivité sur avenuedeversailles.fr, qui retrace l’extraordinaire épopée du chemin de fer français.
Cette collection a d’autant plus de valeur que
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-La locomotive « Coupe-vent » du musée des Chemins de fer, ancienne machine du PLM, a bien un paire de fanaux avant, mais ce sont des fanaux du Nord et non du réseau Paris-Lyon-Marseille.
La présente collection présente un large éventail d’objets anciens de lampisterie et d’éclairage ferroviaire, aujourd’hui disparus :
Tous ces serviteurs nocturnes du Chemin de Fer d’autrefois et ceux qui ont été oubliés dans cette présentation ont été lentement réunis pour le souvenir et pour une dernière revue. Ils ont travaillé et souffert par tous les temps pendant 80 ans et plus. Certains sentent encore l’odeur oubliée de l’huile, du pétrole et du carbure. Leur grande longévité provient des soins attentifs des anciens lampistes. D’abord des lampistes « appareilleurs » qui les recevaient en pièces détachées et les assemblaient. Ensuite des lampistes de tout grade, qui chaque jour les rassemblaient, les garnissaient, les transportaient aux point d’utilisation et en faisaient l’inventaire vers 10 heures. Les grands fanaux des trains étaient apportés deux par deux au moyen de « jougs de lampistes ».
Les fanaux et lanternes en fer peint étaient régulièrement « potassés » à chaud et repeints. Les réparations importantes étaient effectuées par les ateliers de ferblanterie. Chaque grade de cette filière comportait une épreuve. Celle du débutant consistait à fabriquer en deux heures une burette à huile ou à pétrole en fer blanc.
La plupart des appareils d’éclairage présents dans cette collection porte une « plaque de constructeur » qui fait apparaître le nom d’un grand lanternier et quelques fois la date de fabrication.
La filière lampiste fut supprimée en 1978.
Nous espérons que vous prendrez plaisir à parcourir les pages de cette collection. Les objets présentés dans cette collection exclusive, aujourd'hui disparus et introuvables en l'état, font revivre l'épopée glorieuse de la vapeur et de ses artisans en France.
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